vendredi 12 août 2011

Vélo Chaud

J'ai jamais été très sportive, au plus grand déplaisir de ma maman... Disons que mon énergie est plus enlignée sur le party animal qui veille en mon sein - ici, je parle de mon interne, pas de mes totons! Nouvellement partie de mon patelin pour habiter la métropole, et aussi trop drunkass pour pas perdre ma passe d'autobus, je me suis mise au vélo urbain, sport qui fait en sorte que je déteste maintenant tout objet mobile – ou immobile – dès que j'enfourche ma bécane. Presque tout le temps haineuse, mais pas tout le temps. Le temps où je le suis pas, c'est les fois où le taux d'alcool dans mon sang dépasse toute limite raisonnable, faisant en sorte que le deux roues devient pour moi un sport extreme, même si toute cette belle action se produit à très basse vitesse. Très très basse. Et moins ça va vite, moins l'équilibre est mon alliée. Et plus j'ai bu, plus le déséquilibre s'impose. Le mélange est fantastique. Bilan: deux débarques au ralenti, beaucoup de bleus, un genoux qui saigne abondamment avec des tites roches dedans, perte d'amour propre, son étrange du dérailleur... Mais surtout, une belle leçon de vie; j'ai compris où était ma limite et j'ai décidé de mettre un terme à cette habitude malsaine. J'arrête de faire du vélo.

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