samedi 24 septembre 2011

cataractes

Une fois de plus, je vais avoir l'air de haïr le monde parce que j'enligne, encore une fois, un groupe de personnes ciblé pour mon chialage blograstinateur - après la procrasturbation, la blograstination, j'essaie d'avancer le moins possible dans mes tâches impératives. Mais, est-ce que ce n'est pas exactement ce qui fait tout mon charme, cette capacité à calomnier ces pauvres gens, cachée derrière mon écran?

Vous aimez ça autant que moi!!

Une journée cette semaine, je me souviens plus laquelle parce qu'elles sont toutes assez semblables, pour la plus part en tout cas, je dois aller à l'épicerie acheter du lait avant d'aller travailler, ce qui me laisse grosso modo 40 minutes pour marcher deux coins de rue, entrer dans le Provigo, aller chercher l'article en question, passer à la caisse, payer, sortir et retourner chez moi.

Temps évaluer pour la dite transaction: 10 minutes si y a du monde à la caisse, 8 si j'ai pas à attendre.
Temps réel pour aller acheter une crisse de pinte de lait: 35 fuckin' minutes!!

La raison de pourquoi ça m'a pris 250% plus de temps: les vieux!! Pas que je trouve pas ça sympathique une mémé à tête blanche une fois de temps en temps dans une file en avant de moi – je m'attends à ce que ce soit une peu plus lent, mais juste un peu...- mais quand c'est un autobus complet qui compte ses cennes, ça m'fait chier royalement! Surtout quand je suis limitée dans mon temps parce que j'ai des choses à faire après mon épicerie MOI!

Donc, ces deux douzaines de p'tites madames junkies du bigoudi, accompagnées des sultans chanceux du foyer qui sont restés en vie assez longtemps pour finir leur jours avec un harem – inutile vu les dysfonctions érectiles qui les affligent – prennent, à tour de rôle, tellement de temps à la caisse que ça se pourrait que, rendu à mon tour, j'aie besoin du formulaire pour aller habiter avec eux autres.

Celle devant moi avait des vingts qui datent de 1970... Son matelas doit être bourré de cash parce que son mari croyait pas à ça les comptes de banque. En plus de payer avec de l'argent qui devrait pas se retrouver dans un portefeuille mais plutôt dans un musée, elle calcule son change avec une rapidité inversement proportionnelle à son âge, moins vite que ça elle le dé-comptait.

Toutes ces têtes blanches, avec trois tites gogosses chaques dans leur gros panier, qui passent chacune un temps infini à niaiser à la caisse vu qu'elles ont rien d'autre à faire de mieux, savent comment créer un rush une journée en plein milieu de la semaine à 15h00, quand ça n'a pas lieu d'être, et elles y excellent!!

Morale: si l'âge d'or envahie l'épicerie, fuyez!! Ça vaut pas la peine de s'faire autant chier pour une pinte de lait.

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