samedi 24 septembre 2011

cataractes

Une fois de plus, je vais avoir l'air de haïr le monde parce que j'enligne, encore une fois, un groupe de personnes ciblé pour mon chialage blograstinateur - après la procrasturbation, la blograstination, j'essaie d'avancer le moins possible dans mes tâches impératives. Mais, est-ce que ce n'est pas exactement ce qui fait tout mon charme, cette capacité à calomnier ces pauvres gens, cachée derrière mon écran?

Vous aimez ça autant que moi!!

Une journée cette semaine, je me souviens plus laquelle parce qu'elles sont toutes assez semblables, pour la plus part en tout cas, je dois aller à l'épicerie acheter du lait avant d'aller travailler, ce qui me laisse grosso modo 40 minutes pour marcher deux coins de rue, entrer dans le Provigo, aller chercher l'article en question, passer à la caisse, payer, sortir et retourner chez moi.

Temps évaluer pour la dite transaction: 10 minutes si y a du monde à la caisse, 8 si j'ai pas à attendre.
Temps réel pour aller acheter une crisse de pinte de lait: 35 fuckin' minutes!!

La raison de pourquoi ça m'a pris 250% plus de temps: les vieux!! Pas que je trouve pas ça sympathique une mémé à tête blanche une fois de temps en temps dans une file en avant de moi – je m'attends à ce que ce soit une peu plus lent, mais juste un peu...- mais quand c'est un autobus complet qui compte ses cennes, ça m'fait chier royalement! Surtout quand je suis limitée dans mon temps parce que j'ai des choses à faire après mon épicerie MOI!

Donc, ces deux douzaines de p'tites madames junkies du bigoudi, accompagnées des sultans chanceux du foyer qui sont restés en vie assez longtemps pour finir leur jours avec un harem – inutile vu les dysfonctions érectiles qui les affligent – prennent, à tour de rôle, tellement de temps à la caisse que ça se pourrait que, rendu à mon tour, j'aie besoin du formulaire pour aller habiter avec eux autres.

Celle devant moi avait des vingts qui datent de 1970... Son matelas doit être bourré de cash parce que son mari croyait pas à ça les comptes de banque. En plus de payer avec de l'argent qui devrait pas se retrouver dans un portefeuille mais plutôt dans un musée, elle calcule son change avec une rapidité inversement proportionnelle à son âge, moins vite que ça elle le dé-comptait.

Toutes ces têtes blanches, avec trois tites gogosses chaques dans leur gros panier, qui passent chacune un temps infini à niaiser à la caisse vu qu'elles ont rien d'autre à faire de mieux, savent comment créer un rush une journée en plein milieu de la semaine à 15h00, quand ça n'a pas lieu d'être, et elles y excellent!!

Morale: si l'âge d'or envahie l'épicerie, fuyez!! Ça vaut pas la peine de s'faire autant chier pour une pinte de lait.

vendredi 12 août 2011

Vélo Chaud

J'ai jamais été très sportive, au plus grand déplaisir de ma maman... Disons que mon énergie est plus enlignée sur le party animal qui veille en mon sein - ici, je parle de mon interne, pas de mes totons! Nouvellement partie de mon patelin pour habiter la métropole, et aussi trop drunkass pour pas perdre ma passe d'autobus, je me suis mise au vélo urbain, sport qui fait en sorte que je déteste maintenant tout objet mobile – ou immobile – dès que j'enfourche ma bécane. Presque tout le temps haineuse, mais pas tout le temps. Le temps où je le suis pas, c'est les fois où le taux d'alcool dans mon sang dépasse toute limite raisonnable, faisant en sorte que le deux roues devient pour moi un sport extreme, même si toute cette belle action se produit à très basse vitesse. Très très basse. Et moins ça va vite, moins l'équilibre est mon alliée. Et plus j'ai bu, plus le déséquilibre s'impose. Le mélange est fantastique. Bilan: deux débarques au ralenti, beaucoup de bleus, un genoux qui saigne abondamment avec des tites roches dedans, perte d'amour propre, son étrange du dérailleur... Mais surtout, une belle leçon de vie; j'ai compris où était ma limite et j'ai décidé de mettre un terme à cette habitude malsaine. J'arrête de faire du vélo.

mercredi 23 juin 2010

Un après-midi chez les indiens

Pendant que certains se divertissent en regardant Canal V, en lisant Le Secret ou en écoutant CKOI, moi j’égaie mes temps libre en prenant des cours sur divers sujets plus ou moins utiles quand on veut se trouver un métier. Le choix du moment : religions et groupes ethniques au Québec, REL3330 de son p’tit nom uquamien.

En plus de comporter un millier de pages de notes de cours, un million de pages de recueil de textes et un milliard d’interventions impertinentes d’un étudiant qui veut faire croire au reste du groupe qu’il a hérité de la science infuse, des fois on sort des quatre murs gris de l’auditorium pour aller voir les «étranges» dans leur milieu naturel. La dernière visite : un temple à LaSalle dans le cadre du nouvel an sikh.

Pour une petite mise en contexte, sans pour autant expliquer le contenu du cours dans le détail, parmi les sikhs, il y a des gens avec un kirpan et un turban qui font beaucoup beaucoup peur aux hérouxvillois et aux quelques moins bien cultivés de la belle province. Aussi, les sikhs pratiquants, ceux avec les ‘tits couteaux effrayants, ne doivent pas se couper les poils, peu importe lesquels; cheveux, face, cul, jambes… Tout y est, all natural!! Quoi que pour les culs, j’ai pas vérifié…

Donc, mise en contexte terminée, que le fun commence ici!!



Même si j’abusais du spray tan, j’aurais quand même été la minorité visible!!



10 000 personnes, c’est beaucoup de personnes. 9 970 indiens et 30 caucasiens, ça fait beaucoup d’indiens et pas beaucoup de caucasiens. Je me sentais comme un itinérant à Lorraine avec ma gang d’itinérants en train de faire un feu de poubelle en plein milieu du club de golf… Bref, on se faisait regarder!!

Et puis, même si je me fais bronzer à en attraper un cancer de la peau dans un délai de moins de 3 mois, j’aurai jamais l’air d’une indienne!! En Amérique du Nord, ma face n’a absolument rien d’exotique et, par conséquent, en orient, ma face a absolument tout d’exotique! Donc, avec ma tronche de 30-blancs-dans-une-foule-de-9 700-indiens, je me sentais comme la minorité visible.

Tout à coup, j’avais envie de parler avec mes collègues de classe, ceux-là même que mon snobisme rigoureux me force à ignorer le reste du temps. J’avais momentanément le désir d’entendre leurs discours d’universitaires pompeux, pas tant par intérêt pour le contenu mais surtout pour le contenant : nous, les 30 blancs, on parlait français. Eux, les 9 970 indiens, ils parlaient le panjâbî. Vous avez déjà entendu ça avant le panjâbî? Moi non plus…

Et puis, comme si on était pas assez détachés du lot avec nos faces et notre façon de parler, paraît que la culture indienne est assez peu semblable à la culture québécoise. On s’habille pas pareil, on mange pas les mêmes affaires et on les mange pas de la même façon ces pas-les-mêmes-affaires-là, pendant qu’eux prient Dieu, nous on prie les Habs…

Vraiment, je me suis sentie un peu à part, pas pareille… Ça doit être comme ça qu’on se sent quand on va vivre dans un autre pays… Ça doit être comme ça que ces 9 970 se sentent le reste de l’année quand on parle de leurs turbans et de leur kirpans dans nos nouvelles de 7 100 000 de majorité non-visible.



Un premier souper dans la belle-famille, c’est moins inconfortable qu’un premier souper chez les indiens!!



Les prochaines lignes, je les dédie à Max!

Max, c’est un collègue de travail qui grimace souvent devant certains mets en disant le plus sincèrement du monde, comme si c’était une assiette de marde qu’on lui tenait sous le nez: «C’est ben dégueulasse…» et il s’en va plus loin de peur d’attraper une gastro parce qu’il aurait fixé trop longtemps le plat qui l’écœure. Ajoutez à ça que le je soupçonne d’avoir la même réaction vis-à-vis les femmes à barbe… Gnehee!!



Après le tour guidé du temple et un exposé sur les joies du sikhisme, nos hôtes nous ont invités à souper pour nous prouver à quel point il est encore plus joyeux que ce que l’on croyait d’être sikh. Pas vraiment convaincue, mais polie et bien élevée, j’ai acceptée l’invitation ainsi qu’une douzaine de mes simili-amis-de-même-couleur.

Il faut préciser que, dans le jovial compte rendu auquel nous avons eu droit, on nous a appris que les sikhs qui gardent intacte leur pilosité, les femmes comme les hommes. Ainsi, on s’imagine que les femmes sont pas vraiment sexy en shorts et que les hommes sont assez barbus... Sauf que, dans la religion sikh, il n’y a aucune ségrégation des sexes : les hommes en shorts ne doivent pas être très sexy mais surtout… CERTAINES FEMMES ONT DE LA BARBE!! Pas de la petite moustache molle… Noooon!! Des gros pinchs, des gros favoris et des grosses moustaches!

Donc, arrivée dans une «salle à manger» qui a plutôt l’air d’un gymnase où un mongole aurait posé du tapis, mais pas partout, je m’assieds sur le tapis, qui est, paraît-il, là où il faut s’asseoir. En observant les barbus et barbues autour de moi, j’ai bien vite compris que la table qui n’était pas devant moi ne serait pas plus devant moi lors du repas ; dans le gymnase entretenu par le mongole, il faut manger par terre, heureusement dans une assiette, malheureusement avec nos mains.

Par terre sur un plancher ne me dérange pas tant. Manger non plus. Mais manger par terre sur un plancher qui est, de surcroit, assez dégueulasse me dérange un peu plus. Je suis bien élevée, je ne suis pas impolie, j’ai donc fait l’effort en me disant «je vais juste manger une petite affaire et sacrer mon camp au Mac Do»…

Erreur!! Mon plat rempli de brun et d’orange (la couleur, pas le fruit) se remplissait avant même d’être vidé. Autour du plat de brun et d’orange, il y avait de la pilosité échappé par terre, peut-être que c’était un poil de gros pinch, de gros favori ou de grosse moustache de la femme à barbe qui mangeait assise en face de moi sur une autre rangée de tapis du gymnase de mongole. Chose que je préfère ne pas savoir.

Quand, finalement, le monsieur qui parlait ni français ni anglais a compris qu’il pouvait arrêter de me gaver, j’ai pu me lever, tout en restant polie et bien élevée, et m’enfuir de ce lieu à la gastronomie qui ne s’harmonise pas du tout à ma personne!

Au moins, j’aurai essayé ça une fois dans ma vie… Pas envie de le refaire par contre!



À un trajet d’autobus de savoir où je suis… Quand est-ce qu’il arrive l’autobus?!



LaSalle, c’est pas proche. C’est pas proche de ma maison. C’est pas proche du métro. C’est pas proche de rien que je suis habituée de savoir proche. En fait, j’y suis jamais allée avant parce que j’ai jamais rien eu à faire là (pour vous dire à quel point c’est pas proche!) Heureusement, j’ai un pas pire sens de l’orientation et j’ai été capable de me rendre jusqu’à l’arrêt d’autobus qui devait me ramener jusqu’au métro qui devait me ramener jusqu’à l’auto.

Comme le monsieur barbu à dû remplir environ cent fois mon plat de brun et d’orange, j’ai été une des dernière de la classe à quitter le temple. Résultat : aucun de mes simili-amis que je snobe habituellement n’est présent à l’arrêt d’autobus. En fait, je suis seule avec une gang de rue! Bon, c’était pas vraiment une gang de rue, mais j’étais avec 3 jeunes hommes qui avait l’air un peu «thug». La situation ne méritait pas vraiment de gestion de crise.

Ce qui méritait une gestion de crise, c’est le vieux monsieur dans son bel habit brun avec ses vieux souliers frais cirés qui est venu s’asseoir à côté de moi. Il faut préciser que, quand je suis dans les transports en commun ou en attente de, j’ai toujours mes écouteurs branchés en ligne directe avec mon cerveau via les trous que j’ai dans les oreilles. Je suis donc assez déconnecté du monde qui m’entoure et j’ai rarement l’envie de m’y reconnecter. Donc, le vieux monsieur est là, à côté de moi, et il bouge beaucoup. Il est dans le coin gauche de mon champ de vision et, voilà ma malchance, je dois tourner la tête à gauche pour voir si l’autobus arrive, ce qui le fait passer de la position «coin-gauche» à «en-plein-milieu».

Tous les thugs se sont enfuis de l’autre côté, dans la position «coin-droit», me laissant seule avec le vieux monsieur aux chaussures cirées qui gesticule beaucoup. Et comme l’alternance coin-gauche en-plein-milieu se fait à plusieurs reprise (parce qu’il arrive quand le tabarnac de bus?), je m’aperçois que le monsieur, il parle à un chandail à l’effigie de Jésus qu’il tient dans ses mains.

En ne rien entendant de ce qu’il dit mais en le devinant bien, je vois l’autobus salvatrice qui arrive au loin!

Je suis montée dans l’autobus qui m’a mené jusqu’au métro qui m’a mené jusqu’à l’auto. Le vieux monsieur qui parlait à son chandail aussi, mais il s’est trouvé une autre personne pour l’ignorer.

Dans l’fond, c’est triste.

mardi 20 avril 2010

One Night Stand

Je tiens à préciser d'ore et déjà que, contrairement à ce que je publie en général, le récit suivant est principalement fictif, quoi qu'à quelques moments inspiré de la réalité!

Enjoy!!



Lavée, crémée, parfumée, grimée… Check!
Jambes, dessous de bras et bikini rasés… Check!
Match petites culottes/brassière… Check!
Maquillée, mais pas trop, comme ça si je découche, j’aurai pas mon maquillage tout coulé dans face au réveil… Check!
Dosage de la sexyness dans l’habillement, faut pas avoir l’air d’une charrue mais pas d’une frigide non plus… Check!

Objectif de la soirée : la chasse à l’homme

C’est l’anniversaire d’une amie, on soupe et on s’attaque à la métropole ensuite.
(Si je me bourre la face au souper, l’envie de chier me rattrape avant le levé du jour. Note à moi-même : modérer mes portions!)
On choisit toujours un resto «apportez votre vin», c’est comme ça, c’est tout.
(Et on apporte toujours une bouteille de vin chaque…
Et on quitte l’endroit, les bouteilles à sec…
Et il est pas encore 22h30…)

Direction le bar: Lounge à la musique trop forte pour gens en état d’ébriété, here I come!

Le bar est tranquille à 22h42.
(Un bar vide quand t’es même pas saoul, c’est plate! Première pinte de houblon pour garder le mood de la bouteille de vin)
À 23h18, l’endroit est un peu plus plein. À une table à porté de vue, une proie potentielle; beau gars, belle face, belle shape, beau linge, beaux souliers!
(Faut faire le premier eye contact! Maudite marde, il regarde pas ici… Ma bière est vide, j’en ai besoin d’une autre pour me donner du guts!)
C’est fou comme le liquide ça donne envie d’uriner… On part en gang de filles non-autonomes pour aller aux toilettes.
(Pas encore de line-up, il reste du papier et les toilettes sont pas encore pleines de pisse. Hourra.)
23h51, le gars sexy n’est plus à sa table.
(Mais il est où? J’ai même pas eu le temps de faire du eye contact avec!! Merde, j’suis déçue, j’vais aller me chercher une troisième pinte…
Faut j’pisse…)
À la sortie de la toilette, je vois au loin mon objectif mais mon monde est pas du tout dans le même coin.
(D’la marde, je trouverai autre chose… Comment ça ma bière est déjà vide?)
J’ai ri du monde, dit des niaiseries, je suis allée pas-danser sur le dancefloor, je me suis fait payer des shooters mais j’ai perdu le compte, j’ai renversée la moitié de ma quatrième pinte sur quelqu’un et m’en suis payé une cinquième, j’ai fait la navette bar-terrasse au moins 100 fois et j’ai été pisser aussi souvent.
Il est 1h47, je suis saoule et voilà le gars de 23h18 qui réapparait!
(J’pense qu’on a finalement eu notre eye contact!! Mais là, j’suis pas si sure que ça parce que j’vois un peu flou… Bière vide, faut j’pisse…)
2h31 : le eye contact a été confirmé parce qu’on se parle enfin!
(Fuck! J’ai pas compris son nom, la musique est beaucoup trop forte et j’ai pas osé le faire répéter une troisième fois… Je trouverai ben un moyen pour le savoir autrement!)
Mon septième verre de houblon à la main, j’ai peine à me tenir droite et j’ai encore perdu de vue mon objectif parce que je devais absolument aller faire pipi.
(Line-up de 5 minutes aux toilettes, y avait plus de papier pis le bol était plein de pisse, hostie!)
Il est 2h45. Le fatidique trois-heure-moins-quart… Je le retrouve, une autre fille lui parle.
(Merde de merde!! Je tente le tout pour le tout, j’ai certainement pas perdu ma soirée à travailler (pas si dur que ça…) sur un gars pour me le faire piquer)
L’idée de génie du moment: mettre mon poing dans ma bouche pour montrer l’élasticité de ma paroi buccale.
(Ah ben j’y crois pas… ça marche!!!)

Parvenir à son but : chez toi ou chez moi?

Visite guidée du domicile du gars.
(Sont où les toilettes? Est où ta chambre à coucher? Enlève ton linge, faut j’aille pisser!)
Retour de la salle de bain après avoir fait une vérification, du mieux que je pouvais, que tout était correct…

Lavée, crémée, parfumée, grimée… j’suis pas pire propre, j’ai encore la peau pas pire douce, je sens pas pire bon, mes cheveux sont pas pire placés!
Jambes, dessous de bras et bikini rasés… rien n’as repoussé encore!
Match petites culottes/brassière… les deux sont encore en place!
Maquillée, mais pas trop, comme ça si je découche, j’aurai pas mon maquillage tout coulé dans face au réveil… Dû à mon incapacité de focusser en ce moment, je devrai passer outre!
Dosage de la sexyness dans l’habillement, faut pas avoir l’air d’une charrue mais pas d’une frigide non plus… On s’en fout, mon linge va prendre le bord dans pas long!

Déshabille, lance les vêtements, french, tripote, fourre, roule sur le côté, dors.
(Off)

Dure conclusion : dur réveil

Il fait clair, il est 9h14 du matin et un seul de mes deux yeux à la capacité de s’ouvrir.
(Ma vessie, elle, a fonctionné à plein régime toute la nuit… Pourquoi j’ai bu autant de bières donc?)
Lui, il dort encore.
(Et moi, j’ai complètement oublié où sont les toilettes… D’la marde, je vais ma rendormir et ne plus y penser)

Ça bouge à côté de moi, il est 11h28. On se souhaite bon matin les yeux tous collés. Il m’offre un café, je lui redemande où sont les toilettes.
(Il est rendu où mon linge? Réponse : à autant d’endroit que j’avais de morceaux de vêtements!
J’aurais jamais pensé que ma vessie pouvait contenir autant de liquide! J’ai du rester assis sur la toilette une minute et demi au moins!!)
Café terminé, je le remercie de l’hospitalité mais je dois quitter, il est déjà 12h52.
(Est-ce qu’on se french? Parce que moi là, j’ai pas encore brossé mes dents pis je pense pas que j’ai super bonne haleine… Ok, juste un p’tit bec!)
On se demande si on se rappelle, il me donne son numéro.
On ne se rappellera malheureusement jamais…
(Merde!! C’est quoi son foutu nom?? Ah pis d’la marde… Je delete le numéro de mon cell!)

mardi 23 février 2010

Grosses boules et contour à lèvres

Soirée d’anniversaire… En fait, soirée de double-anniversaire. On est samedi, huit filles dans la métropole dans un resto situé à deux pas du La Tulipe.

Ce soir, au jadis Dominion, c’est Pop 80. Une des fêtée, Manon, une fan de la musique que nos parents écoutaient à l’époque où les gags de Gilles Latulippe faisaient encore rire du monde avec un minimum d’intellect, nous entraine dans cet endroit où le débardeur en cuirette et la chemise à froufrous sont encore en vogue.

Esquisse d’une soirée au Cirque des Variétés.


Étape 1 : La porte

Après avoir payé 7,00$ de cover charge, pourboire non inclus (d’ailleurs, pourquoi on tip la fille à l’entrée? C’est pas comme si sa job était dure pis qu’elle la faisait avec le sourire dans face…), un gros singe de 2 mètres fouille nos sacoches en grognant «bouteilles!». Je suppose que ça voulait dire qu’il vérifiait si on avait des bouteilles. Ça ou il a une déviance-sexuelle-sacoches et va aller se tripoter le mauve pendant sa pause.

Je savais pas que les madames quadragénaires entraient illégalement de la bouésson dans les bars pour pas avoir à s’en acheter en dedans. Vilaines contrebandières!!


Étape 2 : Le vestiaire

Après que (pas un mais) deux portiers (!!) pas sympathiques du tout aient pris mon billet que la fille à 1 mètre de leurs grosses faces de tatas m’a donné, ils me font signe que le vestiaire est au sous-sol. Je descends donc, accompagnée de mes 7 comparses pour me faire fourrer d’un autre 3$, tips toujours pas inclus pour un autre (hostie) d’air bête! (Qu’est-ce qu’ils ont le monde de bar à être autant pas heureux de la face?)
Je lance à mon amie Laurence «Tu vas voir, ici, les madames amènent leurs souliers dans un sac et mettent leurs bottes au vestiaire!!» Comme de fait, une de ces madame, nostalgique de ses années de bar mais qui se souvient mal de comment on se comporte dans ces lieux, enlève ses bottes, sort ses souliers de son sac-à-soulier qu’elle a eu chez Pétro-Canada durant la période des fêtes en 1994, met ses souliers dans ses pieds, met ses bottes dans son sac-à-souliers devenu sac-à-bottes et va porter son sac-à-bottes au vestiaire.

À partir de quel âge on commence à sortir dans les bars avec son sac-à-souliers-slash-sac-à-bottes?


Étape 3 : Douze piasses plus tard : la bière

On remonte du ténébreux vestiaire à bottes pour se trouver une table et aller inhiber le stress post-hebdomadaire avec du houblon. Je vais au bar pour commander deux pintes. La barmaid est aussi bête que les 3 portiers, que la fille à la billetterie et que la face de bœuf au vestiaire mis ensembles. Pis elle est pas juste bête, elle fait dure aussi!! Le linge qu’elle à sur le dos, elle se l’est acheté dans une vente trottoir à Saint-Jérôme à l’époque où les souliers plateforme étaient encore à la mode… Et comme si elle voulait détourner l’attention de son linge laid sur quelque chose d’encore plus laid, elle s’est couvert la pilosité capillaire d’une tuque de rasta brune.

Heureusement que l’alcool embellit momentanément la réalité!


Étape 4 : Le monde

Mon verre de réconfort provisoire à la main, je regarde autour et j’observe (lire ici : je porte des jugements). C’est pas que tout le monde a un style étranger à l’idée que je me fais du bon goût, mais quelques uns se détachent particulièrement du lot et pourraient se mériter un prix dans la catégorie «ça me viole les yeux quand je te regarde»! Voici mes 3 choix pour le podium :

Médaille de bronze : le grand tarla qui danse sur le stage.
Il doit mesurer 3 mètre et peser 25 kilos, il a un t-shirt moulant, des grandes oreilles et danse comme s’il y avait pas de lendemain. Lui, il se donne à fond et s’imagine qu’il est Madona! En 2007, il était au même endroit, il était aussi long et étroit, il était habillé pareil, il avait les mêmes oreilles, il dansait pareil, il s’imaginait les mêmes affaires… J’ai des photos pour le prouver. (Vraiment!!)

Médaille d’argent : le contour à lèvres.
Une cougar qui flirt avec un jeune qui doit avoir l’âge de ses enfants. Fait à noter : elle porte du contour à lèvres brun avec du rouge à lèvres gold depuis 1998, d’où le surnom affectueux que mon amie Valérie lui à si gentiment donné : «Contour» suivi d’un «ça c’est toi en crisse!» (Désolé, seuls les initiés vont comprendre de quoi je parle ici!)

Médaille d’or : les grosses boules.
Je suppose que le vrai nom de grosses boules doit être Olga ou Richard. Une grande, très grande blonde qui est large, très large et qui a des gros seins, très gros seins. Ce soir là, Grosses Boules/Olga/Richard a décidé de partir à la chasse au mari et, dans un éclair de génie, elle s’est dit que son principal attribut, en l’occurrence ses grosses boules, ne devait pas être amarré dans un 68 EE afin de laisser libre cours à ses 8 litres de Jello sur le party. Je vous laisse vous faire l’image mentale d’elle en train de sauter…

Je ferai aussi une mention d’honneur pour l’homme chauve qui a expliqué à Marijo pourquoi les femmes de 35 ans sont aussi désespérées dans les bars (merci pour la belle leçon de vie le gars expérimenté).


Étape 5 : La fuite

Parce qu’on avait trop de remords à force de rire du monde de même (ou plutôt parce qu’on voulait aller frencher et que le La Tulipe ne contient aucun gars potentiellement frenchable), Val et moi sommes parties incognitos pour aller prendre des shooter dans un autre bar…
C’est traite les shooter…

Note à moi-même : trop saoule, c’est comme pas assez; les possibilités de french sont amoindries, encore plus dans le premier état!

P.S. : Bonne fête Coco et Manon!! ;) xxx

mercredi 25 février 2009

Jocelyne

Je l’ai vue pour la première fois hier matin. Je l’ai pas du tout aimée sur le coup et j’ai eu envie de la faire disparaître! Elle était là, en haut, toute petite mais placée au dessus de moi, sans bouger… J’ai pas apprécié! Finalement, j’ai rien fait, fallait que je parte et j’avais pas de temps à perdre avec elle hier matin!

Ce matin, elle était encore là! En fait, elle était près d’où je l’avais vue hier, mais elle avait descendue un peu, à ma hauteur. Je sais bien qu’elle avait pas fait ça pour me mettre plus à l’aise, mais j’appréciais quand même qu’elle ait changée de place. Je pouvais la garder à l’œil là où elle était et probablement qu’à son nouvel emplacement, elle me gardait à l’œil aussi.

Je sais pas pourquoi, je me suis presque mise à la trouver cute! Elle était surexcitée ce matin, elle courait partout, dans tous les sens, mais elle ne descendait pas plus bas. Pas grave, j’étais un peu plus à l’aise avec elle, Jocelyne, c’est son nom.

Quand je suis partie tout à l’heure, je lui ai demandé de ne pas descendre plus bas finalement parce qu’elle était bien là où elle était. Je sais pas si elle va m’écouter, j’ai pas osé lui toucher pour avoir son attention. Je pense pas non plus que Jocelyne ait envie que je la touche. Bref, je lui ai dit de pas descendre plus bas parce que je voulais pas qu’elle touche à mes choses. Je la trouve sympathique Jocelyne, mais pas assez pour qu’elle aille mettre son nez dans mes affaires!

Je suppose qu’elle va être encore là demain matin.
J’ai pensé lui apporter un cadeau, mais j’ai laissé faire…
Jocelyne, perchée sur son mur, juste à côté du miroir de la salle de bain.
Je connais pas ça moi, les goûts d’une araignée!

mardi 6 janvier 2009

critique cinéma

Hier, j'ai été au cinéma voir Twilight...
Voici la critique que j'ai tenté de publier sur le site Cinéma Montréal et qui ne sera probablement pas mise sur le site!!
Enjoy!! ;)

À moins d'être un adolescent pré-pubertaire ou d'être un retardé mental qui est incapable d'écrire 3 mots sans faire de faute, j'ai du mal à comprendre comment quelqu'un avec un minimum d'intellect peut accrocher à un aussi mauvais scénario: ce film, en plus d'être aussi prévisible que la démission de Stéphane Dion, comporte des énormes lacunes quant à la justification des actes de ces protagonistes. Même les effets spéciaux ne valent pas le détour... Alors, à moins d'être en plein milieu d'une grosse crise affective, ce film est aussi divertissant qu'une démangeaison rectale!