mardi 23 février 2010

Grosses boules et contour à lèvres

Soirée d’anniversaire… En fait, soirée de double-anniversaire. On est samedi, huit filles dans la métropole dans un resto situé à deux pas du La Tulipe.

Ce soir, au jadis Dominion, c’est Pop 80. Une des fêtée, Manon, une fan de la musique que nos parents écoutaient à l’époque où les gags de Gilles Latulippe faisaient encore rire du monde avec un minimum d’intellect, nous entraine dans cet endroit où le débardeur en cuirette et la chemise à froufrous sont encore en vogue.

Esquisse d’une soirée au Cirque des Variétés.


Étape 1 : La porte

Après avoir payé 7,00$ de cover charge, pourboire non inclus (d’ailleurs, pourquoi on tip la fille à l’entrée? C’est pas comme si sa job était dure pis qu’elle la faisait avec le sourire dans face…), un gros singe de 2 mètres fouille nos sacoches en grognant «bouteilles!». Je suppose que ça voulait dire qu’il vérifiait si on avait des bouteilles. Ça ou il a une déviance-sexuelle-sacoches et va aller se tripoter le mauve pendant sa pause.

Je savais pas que les madames quadragénaires entraient illégalement de la bouésson dans les bars pour pas avoir à s’en acheter en dedans. Vilaines contrebandières!!


Étape 2 : Le vestiaire

Après que (pas un mais) deux portiers (!!) pas sympathiques du tout aient pris mon billet que la fille à 1 mètre de leurs grosses faces de tatas m’a donné, ils me font signe que le vestiaire est au sous-sol. Je descends donc, accompagnée de mes 7 comparses pour me faire fourrer d’un autre 3$, tips toujours pas inclus pour un autre (hostie) d’air bête! (Qu’est-ce qu’ils ont le monde de bar à être autant pas heureux de la face?)
Je lance à mon amie Laurence «Tu vas voir, ici, les madames amènent leurs souliers dans un sac et mettent leurs bottes au vestiaire!!» Comme de fait, une de ces madame, nostalgique de ses années de bar mais qui se souvient mal de comment on se comporte dans ces lieux, enlève ses bottes, sort ses souliers de son sac-à-soulier qu’elle a eu chez Pétro-Canada durant la période des fêtes en 1994, met ses souliers dans ses pieds, met ses bottes dans son sac-à-souliers devenu sac-à-bottes et va porter son sac-à-bottes au vestiaire.

À partir de quel âge on commence à sortir dans les bars avec son sac-à-souliers-slash-sac-à-bottes?


Étape 3 : Douze piasses plus tard : la bière

On remonte du ténébreux vestiaire à bottes pour se trouver une table et aller inhiber le stress post-hebdomadaire avec du houblon. Je vais au bar pour commander deux pintes. La barmaid est aussi bête que les 3 portiers, que la fille à la billetterie et que la face de bœuf au vestiaire mis ensembles. Pis elle est pas juste bête, elle fait dure aussi!! Le linge qu’elle à sur le dos, elle se l’est acheté dans une vente trottoir à Saint-Jérôme à l’époque où les souliers plateforme étaient encore à la mode… Et comme si elle voulait détourner l’attention de son linge laid sur quelque chose d’encore plus laid, elle s’est couvert la pilosité capillaire d’une tuque de rasta brune.

Heureusement que l’alcool embellit momentanément la réalité!


Étape 4 : Le monde

Mon verre de réconfort provisoire à la main, je regarde autour et j’observe (lire ici : je porte des jugements). C’est pas que tout le monde a un style étranger à l’idée que je me fais du bon goût, mais quelques uns se détachent particulièrement du lot et pourraient se mériter un prix dans la catégorie «ça me viole les yeux quand je te regarde»! Voici mes 3 choix pour le podium :

Médaille de bronze : le grand tarla qui danse sur le stage.
Il doit mesurer 3 mètre et peser 25 kilos, il a un t-shirt moulant, des grandes oreilles et danse comme s’il y avait pas de lendemain. Lui, il se donne à fond et s’imagine qu’il est Madona! En 2007, il était au même endroit, il était aussi long et étroit, il était habillé pareil, il avait les mêmes oreilles, il dansait pareil, il s’imaginait les mêmes affaires… J’ai des photos pour le prouver. (Vraiment!!)

Médaille d’argent : le contour à lèvres.
Une cougar qui flirt avec un jeune qui doit avoir l’âge de ses enfants. Fait à noter : elle porte du contour à lèvres brun avec du rouge à lèvres gold depuis 1998, d’où le surnom affectueux que mon amie Valérie lui à si gentiment donné : «Contour» suivi d’un «ça c’est toi en crisse!» (Désolé, seuls les initiés vont comprendre de quoi je parle ici!)

Médaille d’or : les grosses boules.
Je suppose que le vrai nom de grosses boules doit être Olga ou Richard. Une grande, très grande blonde qui est large, très large et qui a des gros seins, très gros seins. Ce soir là, Grosses Boules/Olga/Richard a décidé de partir à la chasse au mari et, dans un éclair de génie, elle s’est dit que son principal attribut, en l’occurrence ses grosses boules, ne devait pas être amarré dans un 68 EE afin de laisser libre cours à ses 8 litres de Jello sur le party. Je vous laisse vous faire l’image mentale d’elle en train de sauter…

Je ferai aussi une mention d’honneur pour l’homme chauve qui a expliqué à Marijo pourquoi les femmes de 35 ans sont aussi désespérées dans les bars (merci pour la belle leçon de vie le gars expérimenté).


Étape 5 : La fuite

Parce qu’on avait trop de remords à force de rire du monde de même (ou plutôt parce qu’on voulait aller frencher et que le La Tulipe ne contient aucun gars potentiellement frenchable), Val et moi sommes parties incognitos pour aller prendre des shooter dans un autre bar…
C’est traite les shooter…

Note à moi-même : trop saoule, c’est comme pas assez; les possibilités de french sont amoindries, encore plus dans le premier état!

P.S. : Bonne fête Coco et Manon!! ;) xxx